samedi 25 février 2012

Citoyenneté numérique (la vraie)

J'avoue, sur Wikipédia, on associe souvent mon nom à des tas de trucs géographiques un peu bizarres comme les frontières, les tripoints ou les points extrêmes. Et aux listes, aussi. Je ne vais pas nier, ça serait inutile. On a tous sa marotte, après tout.

Un beau jour de juin 2005, j'ai créé la liste des départements français classés par altitude. Je ne sais plus trop quel était l'argument derrière, mais je crois me souvenir d'une période très ennuyeuse au boulot, juste avant les départs en vacances. J'avais probablement été inspiré par la list of U.S. states by elevation d'en:. Et puis il existe des sites spécialisés dans ce genre de trucs, comme Peakbagger.

Il y a deux jours, El Caro lance sur Twitter : « cette carte me fait penser à Poulpy. » Cette carte, c'était la « Carte comparative des principales altitudes de la France par département », par Hippolyte Malègue (1897), disponible sur Gallica. Un bonheur kitsch pur jus 3e République, le genre de truc qu'on exposait dans les salles de classes afin d'édifier les foules et de souder la Nation en vue de foutre la pâté aux Boches. L'équivalent des infographies qu'on voit passer un peu partout, mais dessiné à la main avec amour. Ce document présente une sorte de coupe schématique de chaque département métropolitain de l'époque, avec les points culminants, les altitudes des grandes villes et le niveau le plus bas. C'est mignon et plutôt bien foutu. Et donc, oui, ça fait penser à moi (et si monsieur Malègue, en 1897, a jugé bon de sortir cette carte, vous serez bien gentils à l'avenir d'arrêter de faire les malins en prétendant que j'ai des idées débiles qui n'intéressent personne).

Bon. Le Malègue, il est mort en 1901. La carte, ça fait donc un paquet d'années qu'elle est dans le domaine public. Là, je me dis : ça serait cool de mettre ça sur Commons, quoi. Et puis alors je constate que je ne sais pas trop comment transférer un docu de Gallica sur Commons, mais Pyb me dit : « viens ce soir, on va picoler avec d'autres Wikipédiens, je t'expliquerai. » Mais ce soir là, faut avouer qu'on a surtout picolé et pas trop parlé du transfert. On a mangé des pizzas, aussi. C'était bon mais un peu trop copieux. Et puis je suis tombé sur un truc bizarre rue Saint-Maur en rentrant alors j'ai édité plus tard l'article sur la rue Saint-Maur, qui était vraiment en déshérance.

Le lendemain, Pyb m'a filé l'url du script pour le transfert. C'était en Python, alors j'ai installé Python sur ma machine. Et puis j'ai installé une extension pour avoir une interface graphique. Et puis j'ai installé une extension pour télécharger des extensions. Et puis j'ai téléchargé ensuite cinq ou six packages pour résoudre les dépendances. Et puis au 100e message d'erreur, j'en ai eu marre d'avoir encore à faire de la divination dans les fichiers de configs alors que les années 2010 sont déjà avancées (surtout que ça me rappelle le boulot ; sauf qu'au boulot, je suis payé pour, alors je fais avec). Donc j'ai dit : « ¡Ya basta! Je vais le faire moi-même tout seul ». Alors je l'ai fait moi-même tout seul.

Non, parce que Gallica, y sont bien gentils, mais ils refusent obstinément de fournir leurs documents scannés autrement qu'en format timbre poste. Oh, bien sûr, il existe toute une machinerie compliquée pour zoomer sur le document, à base de Flash et d'ergonomie pourrie, mais il semble que Monsieur Gallica n'ait pas véritablement pigé le concept du domaine public (ou de la bibliothèque, ou de l'accès à la culture, ou du service public, ou de tout un tas de choses qu'on va vous bassiner les oreilles en France avec jusque debut mai sans jamais y croire un instant, parce qu'un citoyen n'est jamais qu'un blaireau muni du droit de vote). Donc au lieu de télécharger le document chez moi et d'en faire ce que je veux (puisque j'ai le droit inaliénable d'en faire ce que je veux, y compris de l'imprimer en A3, de le rouler et de me le fourrer dans le cul), je suis contraint de passer par une interface à la con même pas pratique. Si je veux avoir accès à la version grand format de ce document (dans le domaine public, est-ce que je l'ai déjà précisé ?), la Bibliothèque nationale de France (un service public à vocation culturelle, est-ce que je l'ai déjà précisé ?) m'insulte carrément en me fournissant un formulaire à remplir pour que, moyennant finances, je puisse mettre la main dessus. Au bout d'un certain temps. On verra. Si on veut bien.

Là, j'avoue, j'ai pris ça comme un défi.

Tout d'abord, j'ai lancé le live de Byetone à la Gaîté Lyrique, car ce genre de choses doit s'effectuer en musique (c'était la soirée annniversaire de Raster-Noton, l'un des labels musicaux les plus importants des 15 dernières années). Puis, ayant constaté que lorsque le zoom maximal était enclenché, les images formaient une mosaïque avec un codage séquentiel du type « btv1b8441601z.f1&l=6&r=X*256,Y*256,256,256 », j'ai lancé mon Perl et codé une moulinette de quelques lignes. 10 minutes plus tard, je me retrouvais avec 1 376 morceaux de cartes qu'il suffisait de réassembler. Facile.

Le réassemblage. J'ai bien cherché, mais je n'ai pas trouvé de logiciel qui faisait ça. Oh, je ne doute pas que ça existe, bien sûr, mais comme j'étais un peu énervé (surtout après avoir headbangué tout seul devant mon écran tandis que les fichiers se téléchargaient), je suis allé me faire une tisane aux fruits rouges. J'ai tout une boîte de sachets de tisane aux fruits rouges que ma colocataire a ramené un jour de je-ne-sais-où et que j'espère finir avant 2015 (si vous voulez la tester, venez chez moi, on parlera et je vous montrerai ma collection de Rubik's Cubes). Forcément, j'en ai eu marre de chercher et je me suis décidé à le faire également moi-même. Pourquoi s'arrêter en si bon chemin ? J'ai donc tout converti en fichiers TGA non compressés, histoire de ne pas m'emmerder avec des encodages superfétatoires et j'ai pondu une deuxième moulinette en C pour générer un fichier complet. Et j'ai chargé le résultat final sur Commons, avec les modèles qui allaient bien. Et j'ai utilisé l'image sur Wikipédia pour finir. Victoire était mienne.

Cette histoire a une double morale. La première, c'est que les services publics ne le sont pas une seule seconde, même (surtout ?) quand ils prétendent être au service du peuple. Gallica, sache que ce soir là, j'ai vu en toi un ennemi qui me refusait l'accès à ce qui n'est rien d'autre que mon propre bien. Je t'aime bien et tout, tu possèdes tout un tas de documents super utiles, mais tu ne réponds pas aux exigences les plus élémentaires du service public : être au service du public. Et ne va pas prétendre le contraire, mon expérience d'hier soir est assez explicite sur ce point.

La deuxième morale : j'ai effectué toutes ces manipulations parce qu'elles sont aussi naturelles pour moi que d'aller faire des courses à la superette du coin. Elles forment la base de mon boulot, à tel point que personne ne se demande si je les possède. Savoir pondre une moulinette, c'est aussi évident que de taper au clavier. Et là, je pense à pas mal de trucs qui sont revenus ces derniers temps : oui, la citoyenneté contemporaine, ça passe par la maitrise des outils informatiques. Ce que j'ai fait, c'est du pur hacking. J'ai utilisé mes connaissances dans un sens imprévu afin de reconquérir ce qui m'était justement dû. Sérieusement, vous trouvez ça normal ?

Les enfants, faites comme moi : prenez des ordinateurs quand vous êtes jeunes, faites n'importe quoi avec et amusez-vous. Même si vous ne terminez pas dans un boulot informatique pur et dur, vous saurez quoi faire si the Man tente de vous opprimer. C'est comme le bricolage : vous savez planter un clou, trouer un mur à la perceuse, changer une vitre ? Vous devriez également savoir créer une moulinette pour récupérer des images. Votre futur est à ce prix, et je ne pense même pas exagérer en écrivant ça.

mardi 24 janvier 2012

Rêves anarchiques

Dans la communauté wikimédienne, tout le monde a déjà parlé de SOPA ou de la remise sous copyright d'œuvres du domaine public (un pur scandale, ce truc là : si le domaine public est une propriété commune, n'est-ce pas un vol pur et simple ?) et en mieux que je ne peux le faire. Alors je vais parler d'autre chose, forcément.

J'ai vu passer ça hier soir sur Twitter : Koregos. Une encyclopédie dédiée aux Arts, créée par l'Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique. Textes volontairement pointus, signés et validés par un comité de lecture : la routine. La comparaison avec Wikipédia est inévitable : Le Vif le dit d'entrée : "Vous cherchez une doc sérieuse et gratuite sur les haïkus, la statuaire primitive ou l'orientalisme ? Oubliez Wikipédia." La Libre Belgique définit carrément le site ainsi : "Koregos, le Wikipédia qualitatif". Deux exemples, deux comparaisons en creux : Wikipédia, en gros, c'est pour les p'tits rigolos.

Bon, ce n'est pas la première fois qu'on nous sort ça. Des sites qui devaient révolutionner l'approche encyclopédique et corriger les erreurs de Wikipédia, on en a eu des tonnes. Parfois, ces sites n'étaient qu'une tentative de surfer sur la hype (vous vous souvenez de Larousse ?) ; d'autres fois, ce n'étaient juste que des portails spécifiques, ce qui est éventuellement très bien mais qui n'a pas grand chose à voir avec Wikipédia. C'est peut-être le cas de Koregos, je n'en sais rien. Si ça se trouve, c'est un excellent outil.

Une constante : Wikipédia n'est jamais présentée comme un modèle, toujours une anomalie. Le processus colaboratif n'est pas perçu comme une méthode viable, mais comme le chaos. Les contributeurs de Wikipédia ne sont jamais des types sérieux qui maitrisent leur sujet, mais des amateurs un peu dingues et vaguement immatures. Bref : le modèle wikipédien est erroné. Il n'existe que parce que les gens importants n'ont pas encore eu le temps de se pencher sur la question. Mais quand ils vont le faire, ça va poutrer sa culture !

Déprimant.

Oh, ce n'est pas l'accusation d'amateurisme qui est déprimante (après tout, c'est exact). Ce n'est pas non plus le vague sourire de commisération qu'on perçoit au détour de ces textes (haussons les épaules, c'est plus simple). Ce qui est déprimant, c'est cette incompréhension profonde de ce que signifie Wikipédia. Wikipédia, ce sont des types qui réalisent quelque chose juste en bossant ensemble. Wikipédia, c'est faire confiance aux gens. Wikipédia, c'est une technique simple qui fonctionne et on laisse les utilisateurs faire le reste. Wikipédia, ce n'est pas un comité qui décide des actions du jour. Wikipédia, c'est tout le monde qui se prend en main. Wikipédia, c'est la pensée positive du mec qui décide d'améliorer ce qui ne lui convient pas plutôt que de râler. Wikipédia, c'est l'idée incroyable que, oui, au fond, tout le monde est un être humain qui peut participer comme les autres. Wikipédia, c'est la liberté, la vraie, pas le concept théorique qu'on définit en le rabiotant de tous côtés. C'est vrai, Wikipédia a des tonnes de problèmes : la qualité est inégale, on y trouve de vraies pures conneries, les engueulades y sont parfois à se flinguer. Et alors ? Vous croyez que personne n'a jamais remarqué ça et n'essaye de corriger le tir ? Vous pensez vraiment que la meilleure chose à faire, c'est de balancer tout le système à la poubelle et de faire strictement l'inverse ?

Pour moi, Wikipédia est la preuve que si on a les moyens technologiques adéquats, on peut parfaitement laisser tout le monde décider selon ses capacités et ses désirs. C'est une pensée rassurante : toute la hiérarchie pesante des mecs qui décident pour vous, ce n'est pas une fatalité. Venez vous frotter un peu au projet : quand on tentera de vous voler vos droits, quand des types en costard viendront vous dire qu'ils savent mieux que vous ce qui est bon et bien, vous saurez un peu mieux si vous pouvez être d'accord ou au contraire leur faire un bras d'honneur.

lundi 2 janvier 2012

2011 est mort, vive la mort

2011 s'est éteint seul, dans son appartement. L'enterrement s'est tenu dans le strict cercle familial. Ni fleurs, ni couronnes.

Rétrospectivement, je n'ai quasiment rien foutu sur Wikipédia en 2011. Oh, bien sûr, j'ai créé de la coquille vide à la pelle et merci Coyau de m'avoir parlé d'AutoWikiBrowser. Les gens en ont l'air satisfait, c'est chouette. (Bien sûr, je me prends des menaces de mort dès que je ponds plus de cent articles d'un coup, la dernière fois pas plus tard qu'hier ; bonne année. Mais c'est somme toute marginal.)

J'ai quand même l'impression que je n'ai pas été très impliqué, que tout s'est fait sans moi. Si j'avais été impliqué, c'est 100 000 articles que j'aurais rajoutés, pas 10 000. Et ils auraient été plus longs.

Non, rien à redire : 2011 fut une mauvaise année pour moi.

vendredi 16 décembre 2011

Culture clash

Connaissez-vous la différence fondamentale entre Wikipedia en anglais et Wikipédia en français ?

Elle est très simple. On la trouve sur la barre de navigation, à gauche.

Voici la française :


Voici l'anglaise :


Comme vous pouvez le constater, il n'y a pas énormément de différences. Mais le fossé qu'elles masquent, lui, est immense.

jeudi 15 décembre 2011

Un message de Poulpy, contributeur notoire

Voilà dix ans que Wikipédia existe en langue française !

Dix ans au cours desquels j'ai partagé un peu de mes obsessions, écrit des articles superfétatoires, reverté une phrase, supprimé une source, ou simplement glandé sur le Bistro. Dix ans pour rédiger le plus grand corpus jamais créé sur tout un tas de sujets parfaitement inutiles, en révolutionnant l'expression de la monomanie, en faisant confiance aux capacités, à la rigueur, aux connaissances et compétences des geeks ultra-spécialisés dans des domaines qu'eux seuls comprennent.

Dix ans au cours desquels Wikipédia est peu à peu entré dans ma vie, dans celle de mes proches et de mes (alors futures) exs. Vous y avez cherché une info utile avant de tomber sur une page dont vous ne pouviez même pas soupçonner l'existence (oui, le Sahara occidental compte facile trois capitales, dont un camp de réfugiés même pas situé sur son territoire) : vous êtes forcément tombé un jour sur un article du genre, juste avant de vous dire « mais qui peut trouver le temps d'écrire des trucs pareils ? »

Or, toute proportion gardée, j'ai joué un certain rôle dans ce formidable projet. Grâce à une vie personnelle moins vivante et volontaire que jamais, Wikipédia francophone propose une tétrachiée d’articles sur énormément de sujets. Des points extrêmes du Vatican aux astéroïdes de moins de 10 m de diamètre, j'ai été appelé à constituer une pierre angulaire du savoir inutile, une pure compilation de fantasmes nerds. L'absence quasi-totale de contrôle qualité m'a amené à travailler sur un tas de sujets complètement déconnectés... Franchement, quand je vois que Wikipédia est de plus en plus utilisé à l’école, j'avoue que je flippe parfois (mais j'oublie aussi vite).

Pourtant, jamais une publicité n’a été affichée sur le site : Wikipédia n’a et n’aura jamais de vocation commerciale (faut dire qu'on voit pas super trop comment avoir un business plan potable avec des ébauches sur les frontières maritimes internationales, sinon c'est aux Bahamas que j'écrirais ces lignes, pas dans la banlieue nord de Paris). Nous avons jugé que c’était le meilleur moyen pour que le projet demeure un lieu d’échange indépendant, entièrement voué à son but premier : la centralisation complète des anciennes pages perso Geocities et Multimania. C’est aussi pour cela que Wikipédia a besoin de vous : pour acheter des serveurs d’une capacité aussi grande que nécessaire, permettre aux bénévoles de continuer à écrire n'importe quoi sans se préoccuper des conséquences.

Où va votre don ?

Infrastructure et logiciel : maintenir l'infrastructure de Wikipédia (5e site le plus visité au monde) parce que sinon on râle et ça fait jaser.
Conférences, ateliers et presse : rencontres périodiques entre alcoolos de régions distinctes.
Partenariats : avec des salles de bar qui nous laissent délirer autour d'une bière sans nous foutre dehors avant la fermeture.
Soutien à la communauté : aider les contributeurs à ne pas se sentir seuls, leur éviter la dépression.

Les structures française (Wikimédia France) et américaine (Wikimedia Foundation), toutes deux sans but lucratif, marchent pour cela la main dans la main et le poing dans la gueule. Fidèles à la transparence de la valeur de Wikipédia, nous certifions que nos comptes ne nous conduirons par chez le commissaire.

Voici dix ans que, tous ensemble (enfin, faut avouer que surtout nous), nous avons un peu fait changer le monde en permettant à des types désœuvrés de continuer à vivre en valorisant leurs compétences étranges et leurs savoirs débiles, et de le partager sans risquer la taule pour détournement de mineur. Ensemble, nous progressons chaque jour : imaginez où nous en serons dans dix ans ![1]

Participez vous aussi à la plus grande aventure humaine actuelle : banquez pour un don !

([1] dtc)

dimanche 27 novembre 2011

Lifting Up a Wikipedian

Tant de Wikipédias, et pas une qui ne fonctionne normalementCe soir, tous les sites Wikimedia se sont soudainement endormis (comme l'indique cette capture d'écran de Wikipulse). Il a fallu un bon quart d'heure pour les réveiller. J'entends d'ici les mauvaises langues nous dire que c'est parce que le fundraising annuel est lancé. (Tiens, du coup, j'imagine le poste du type supposément chargé de débrancher aléatoirement le cordon chez WMF... « Ch. tireur de câbles pr. contrat 2 mois. Rémun. à décider par consensus. Amateurs de cuir appréciés. »)

Et puis j'ai vu passer ce tweet de southgeist : « Wikimedia. STP, invente quelque chose comme la fail whale. »

La Fail Whale, pour ceux qui l'ignorent, est l'image affichée par Twitter lorsque le service est en rade. C'est une baleine souriante et endormie, soulevée par huit oiseaux, une façon originale et sympathique de demander au client du site d'attendre. Et pour la petite histoire, l'illustration originale est de Yiying Lu, s'appelle Lifting Up a Dreamer et possède son propre article.

Fail Whale !Avouez que c'est plutôt choupinet.


Et si nous devions produire un équivalent wikipédien, que choisirions-nous ? Le Ponéfail ? Le Fail Octopus ?

mercredi 2 novembre 2011

Répartition des photos prises pendant Wiki Loves Monuments

« Alors, ouiiiiii, le concours Wiki Loves Monuments va y avoir des photos que de Paris, Rennes ou Toulouse et puis de toute façon c'est un truc de bobos branchouilles et y'en aura que pour les mêmes comme d'habitude et je sais même pas pourquoi je continue à participer à ce projet etc. etc. etc. »

J'ai donc dégainé Perl et j'ai écrit deux-trois scripts sur le coin de mon écran histoire d'en savoir plus.

Voici la répartition des communes de France métropolitaine. J'ai tiré les coordonnées des articles correspondant sur Wikipédia. Donc, ici, un point = une commune.
Localisation des communes en France métropolitaines

Comme vous le voyez, la répartition des communes n'est pas homogène sur tout le territoire, mais tient compte de la géographie et de l'histoire (ça serait sûrement un très beau sujet d'études). Je tiens à signaler que la carte comporte certainement des erreurs, vu que j'ai fait ça à la hache et à la va-vite.

Maintenant, la répartition des monuments historiques. Sur la carte suivante, j'ai conservé les communes qui possèdent au moins un monument protégé sur leur territoire.
Localisation des communes françaises possédant au moins un monument historique

Je trouve que cette deuxième carte suit étonnamment la première. Autrement dit, que les MH suivent plutôt bien la répartition des communes sur tout le territoire. Alors, bien sûr, je n'ai pas indiqué le nombre de MH, donc c'est un peu plus compliqué que ça. Mais quand même.

Pour finir, j'ai sélectionné ci-dessous les communes dont un MH a été photographié pendant l'opération Wiki Loves Monuments (agrandissez l'image, on ne voit plus rien).
Localisation des monuments historiques photographiés pendant Wiki Loves Monuments 2011 en France

Je ne voudrais pas dire, mais je trouve qu'on a bien bossé.

(PS : Je m'excuse pour les département d'outre-mer, je n'ai pas eu le temps de les inclure.)