Le logo de Wikipédia, depuis son origine en 2000 comme entrée refusée lors d'un concours destiné à la Nupedia défunte et son évolution vers la boule en puzzle actuelle : un historique raconté par le créateur du logo original, qui n'a découvert que récemment la chose (et qui en est plutôt content, d'ailleurs).
(Moi, je me souviens du logo vert avec le petit oiseau qui était en place quand j'ai débuté ; c'est bête, je n'arrive pas à remettre la main dessus. Par contre, j'ai jeté un œil à l'historique du logo actuel : jusqu'à la fin 2006, on pouvait encore s'amuser. :) )
vendredi 29 mai 2009
lundi 25 mai 2009
data.everywhere
Via edwired, j'apprends l'existence de data.gov, un site fédéral américain rassemblant des tas de données d'une tripotée de sites gouvernementaux (avec téléchargements en xml, csv, texte, kml et j'en passe). C'est visiblement amené à s'étoffer.
Je me dis qu'il faudrait faire une liste des sites proposant des données de ce type, tiens.
Je me dis qu'il faudrait faire une liste des sites proposant des données de ce type, tiens.
mercredi 20 mai 2009
Arbre de concepts
Alors que je me suis mis en tête de réécrire l'article « Semi-conducteur » (vaste programme...), je suis tombé sur cette présentation hiérarchique du concept. C'est assez efficace, je trouve.
lundi 18 mai 2009
Wolfram Alpha
Quand j'étais plus jeune, je me rappelle les anciens clichés de science-fiction où les protagonistes demandaient qui désiraient des informations sur un sujet, se tournaient vers l'Ordinateur central. Celui-ci retournait une suite de données générales, une déferlante de nombres à l'utilité douteuse mais que les héros, invariablement, réussissaient à interpréter pour poursuivre leurs aventures.
Bien entendu, le concept a été globalement atomisé par le développement d'Internet. Le paradigme du centralisme s'est effacé au profit du distribué et l'idée d'un ordinateur central répondant bénévolement aux requêtes (responsables, toujours responsables) formulées (selon une syntaxe précise, toujours selon une syntaxe précise) par les citoyens parait désormais étrangement obsolète.
Pourtant, malgré sa désuétude, c'est pourtant ce modèle que Wolfram Alpha semble avoir choisi. WA, c'est le tout dernier bidule de recherche en date. Le pitch du bouzin, c'est d'essayer de piger ce que les utilisateur tapent dans la barre de recherche et de fournir non pas des sites y correspondant, mais des réponses contextualisées. L'idée est excellente, évidemment ; je suis plus perplexe sur le reste. Pour ma part, j'ai eu l'impression de revenir aux vieux jeux d'aventure textuels où les actions nécessitaient de trouver la bonne syntaxe. Quant aux résultats affichés, j'avoue qu'en voyant cette amoncellement de données (vitesse moyenne sur l'orbite, croissance du PIB, longueur des paires de bases, etc.), j'ai pensé à Albedo 0.39, une piste de Vangelis du milieu des 70's où une voix désincarnée égrène sur une musique tripante les paramètres orbitaux de la Terre...
OK, je suis injuste. Le site est plutôt chiadé avec ses nuances de gris et d'orange. Les données - pour geekes qu'elles soient - sont plutôt pertinentes. L'idée sous-jacente est prometteuse (valoriser les bases de données innombrables éparpillées aux quatre coins de la planète). Pourtant, je m'interroge un peu sur l'angle d'attaque de Wolfram, qui semble aborder la chose à la manière d'un Quid sur circuit intégré, comme si la seule chose qui avait changé depuis 1975, c'était la puissance de calcul et la capacité mémoire et qu'il s'agissait toujours d'aller interroger les bases d'un ordinateur central par l'intermédiaire d'une ligne de commande améliorée. Une sorte de web 0.5 à l'heure où le 3.0 se prépare, quoi. M'étonne pas que ça plaise aux geeks, tiens. Bref.
Je ne vous parlerais pas de tout ça s'il n'y avait un rapport avec WP. Alpha a été décrit comme un concurrent de Google et de Wikipédia. Outre que ça montre que WP est désormais le standard, cette deuxième comparaison n'est pas stupide. Parce qu'en fait, le trip de WA, c'est de sortir des infoboxes à la volée. Ce que fait le site, ce n'est ni plus ni moins que de la génération automatique d'articles à partir de données externes, suivant les indications fournies par l'utilisateur. Et il faut bien avouer qu'il le fait plutôt bien.
Tenez, prenez l'article wikipédien sur l'astéroïde (1001) Gaussia : une infobox, une ligne de texte et pas grand chose de plus. Regardez maintenant l'équivalent alphien : au bout du compte, c'est sensiblement identique (sauf que WA peut se permettre d'adapter le contenu à la date du jour et à la position de l'observateur). De façon plus caractéristique, un article WP sur le nombre 200 nécessite de tout écrire à la main ; sur WA, l'article est généré à la volée, ce qui est rudement plus efficace.
Alors, bien sûr, WA ne produit pas de contenu encyclopédique à proprement parler. Par contre, il a une capacité formidable pour les à-côté, tout ce qui serait mieux traité par une machine pillant des bases de données que par un contributeur humain. J'ignore la proportion de lecteurs de WP qui pourraient être captés par WA. Si ça se trouve, elle est importante.
Par contre, je regrette un peu que Wolfram ait choisi une approche aussi obsolète (même si je la comprends), comme si les données devaient forcément être rapatriées en interne et traitées par un comité dont on ne connait rien, bref comme si rien n'avait existé depuis 20 ans. Après tout, même si ce n'est pas intuitif, même si ce n'est pas satisfaisant pour un esprit porté sur la structure de la connaissance et la beauté de celle-ci, c'est bien les modèles de Google et de Wikipédia qui ont produit les meilleurs résultats en terme de mise à jour, de réactivité et d'efficacité. Et puis quand je vois le résultat pour Taiwan (oh purée, que vont dire les Chinois ?), je me dis que WA n'a peut-être pas pris conscience des problématiques révélées par WP en terme d'ambiguité ou de neutralité.
Pour finir, deux petits points. WA cite systématiquement ses sources en fin de page. Le truc, c'est qu'on ne sait pas très bien ce qui a été utilisé, ni à quel endroit. D'ailleurs, parmi les sources, on voit l'énigmatique mention de « The Wikimedia Foundation, Inc. Wikipedia. 2009 » ; je me demande si c'est bien GFDL, tout ça... Le deuxième truc, c'est que les articles wikipédiens anglais et français sont nazes et demandent à être améliorés.
Bien entendu, le concept a été globalement atomisé par le développement d'Internet. Le paradigme du centralisme s'est effacé au profit du distribué et l'idée d'un ordinateur central répondant bénévolement aux requêtes (responsables, toujours responsables) formulées (selon une syntaxe précise, toujours selon une syntaxe précise) par les citoyens parait désormais étrangement obsolète.
Pourtant, malgré sa désuétude, c'est pourtant ce modèle que Wolfram Alpha semble avoir choisi. WA, c'est le tout dernier bidule de recherche en date. Le pitch du bouzin, c'est d'essayer de piger ce que les utilisateur tapent dans la barre de recherche et de fournir non pas des sites y correspondant, mais des réponses contextualisées. L'idée est excellente, évidemment ; je suis plus perplexe sur le reste. Pour ma part, j'ai eu l'impression de revenir aux vieux jeux d'aventure textuels où les actions nécessitaient de trouver la bonne syntaxe. Quant aux résultats affichés, j'avoue qu'en voyant cette amoncellement de données (vitesse moyenne sur l'orbite, croissance du PIB, longueur des paires de bases, etc.), j'ai pensé à Albedo 0.39, une piste de Vangelis du milieu des 70's où une voix désincarnée égrène sur une musique tripante les paramètres orbitaux de la Terre...
OK, je suis injuste. Le site est plutôt chiadé avec ses nuances de gris et d'orange. Les données - pour geekes qu'elles soient - sont plutôt pertinentes. L'idée sous-jacente est prometteuse (valoriser les bases de données innombrables éparpillées aux quatre coins de la planète). Pourtant, je m'interroge un peu sur l'angle d'attaque de Wolfram, qui semble aborder la chose à la manière d'un Quid sur circuit intégré, comme si la seule chose qui avait changé depuis 1975, c'était la puissance de calcul et la capacité mémoire et qu'il s'agissait toujours d'aller interroger les bases d'un ordinateur central par l'intermédiaire d'une ligne de commande améliorée. Une sorte de web 0.5 à l'heure où le 3.0 se prépare, quoi. M'étonne pas que ça plaise aux geeks, tiens. Bref.
Je ne vous parlerais pas de tout ça s'il n'y avait un rapport avec WP. Alpha a été décrit comme un concurrent de Google et de Wikipédia. Outre que ça montre que WP est désormais le standard, cette deuxième comparaison n'est pas stupide. Parce qu'en fait, le trip de WA, c'est de sortir des infoboxes à la volée. Ce que fait le site, ce n'est ni plus ni moins que de la génération automatique d'articles à partir de données externes, suivant les indications fournies par l'utilisateur. Et il faut bien avouer qu'il le fait plutôt bien.
Tenez, prenez l'article wikipédien sur l'astéroïde (1001) Gaussia : une infobox, une ligne de texte et pas grand chose de plus. Regardez maintenant l'équivalent alphien : au bout du compte, c'est sensiblement identique (sauf que WA peut se permettre d'adapter le contenu à la date du jour et à la position de l'observateur). De façon plus caractéristique, un article WP sur le nombre 200 nécessite de tout écrire à la main ; sur WA, l'article est généré à la volée, ce qui est rudement plus efficace.
Alors, bien sûr, WA ne produit pas de contenu encyclopédique à proprement parler. Par contre, il a une capacité formidable pour les à-côté, tout ce qui serait mieux traité par une machine pillant des bases de données que par un contributeur humain. J'ignore la proportion de lecteurs de WP qui pourraient être captés par WA. Si ça se trouve, elle est importante.
Par contre, je regrette un peu que Wolfram ait choisi une approche aussi obsolète (même si je la comprends), comme si les données devaient forcément être rapatriées en interne et traitées par un comité dont on ne connait rien, bref comme si rien n'avait existé depuis 20 ans. Après tout, même si ce n'est pas intuitif, même si ce n'est pas satisfaisant pour un esprit porté sur la structure de la connaissance et la beauté de celle-ci, c'est bien les modèles de Google et de Wikipédia qui ont produit les meilleurs résultats en terme de mise à jour, de réactivité et d'efficacité. Et puis quand je vois le résultat pour Taiwan (oh purée, que vont dire les Chinois ?), je me dis que WA n'a peut-être pas pris conscience des problématiques révélées par WP en terme d'ambiguité ou de neutralité.
Pour finir, deux petits points. WA cite systématiquement ses sources en fin de page. Le truc, c'est qu'on ne sait pas très bien ce qui a été utilisé, ni à quel endroit. D'ailleurs, parmi les sources, on voit l'énigmatique mention de « The Wikimedia Foundation, Inc. Wikipedia. 2009 » ; je me demande si c'est bien GFDL, tout ça... Le deuxième truc, c'est que les articles wikipédiens anglais et français sont nazes et demandent à être améliorés.
samedi 16 mai 2009
Flicage en règle (mais joli)
C'est Otourly qui a vendu la mêche sur le Bistro : il a été conçu un nouveau compteur d'édition tout beau, avec plein de graphiques superfétatoires, des histogrammes, des camemberts, des subdivisions par jours, par heure, bref. Le truc super à mettre en fond d'écran.
D'ailleurs, si vous voulez jeter un œil sur mes 10 000 dernière contributions, c'est ici. Vous pourrez constater que j'ai surtout contribué en semaine, l'après-midi.
Ce compteur fait partie du site WikiChecker, que je ne connaissais pas (mais qui, certainement, doit traîner dans le coin depuis un bon bout de temps), et qui regroupe tout un tas de stats sur Wikipédia avant des les afficher de façon agréable aux yeux.
D'ailleurs, si vous voulez jeter un œil sur mes 10 000 dernière contributions, c'est ici. Vous pourrez constater que j'ai surtout contribué en semaine, l'après-midi.
Ce compteur fait partie du site WikiChecker, que je ne connaissais pas (mais qui, certainement, doit traîner dans le coin depuis un bon bout de temps), et qui regroupe tout un tas de stats sur Wikipédia avant des les afficher de façon agréable aux yeux.
mercredi 13 mai 2009
Communauté
Quand j'ai commencé ce blog à la fin 2007, il n'y avait pas beaucoup d'autres blogs francophones traitant exclusivement de Wikipédia. Je m'en étais d'ailleurs ému et je crois bien que seul existait {{référence nécessaire}}, et il n'était pas mis à jour souvent (je ne parle pas, bien sûr, des blogs pathologiques).
Je m'en suis souvenu car le Chroniqueur tente actuellement de recenser les blogs (ou assimilés) qui parlent de Wikipédia. Ce qui est intéressant, c'est que ça s'est débloqué au cours de l'année 2008. Et puis il y a le Planet, maintenant (je me souviens d'une version antérieure, non agréée par Wikimedia, qui incluait les blogs d'autres contributeurs, pas forcément ciblés sur l'encyclopédie ; il y avait même les flux Flickr de certains, et c'était parfois dur à suivre). Et puis on trouve plein de monde sur Twitter, de nos jours. Je me trompe peut-être, mais j'ai comme l'impression que Wikipédia a débordé de son site pour s'étendre à côté dans une débauche de web 2.0. Bref.
J'aime bien toute cette petite communauté, moi.
Je m'en suis souvenu car le Chroniqueur tente actuellement de recenser les blogs (ou assimilés) qui parlent de Wikipédia. Ce qui est intéressant, c'est que ça s'est débloqué au cours de l'année 2008. Et puis il y a le Planet, maintenant (je me souviens d'une version antérieure, non agréée par Wikimedia, qui incluait les blogs d'autres contributeurs, pas forcément ciblés sur l'encyclopédie ; il y avait même les flux Flickr de certains, et c'était parfois dur à suivre). Et puis on trouve plein de monde sur Twitter, de nos jours. Je me trompe peut-être, mais j'ai comme l'impression que Wikipédia a débordé de son site pour s'étendre à côté dans une débauche de web 2.0. Bref.
J'aime bien toute cette petite communauté, moi.
mardi 12 mai 2009
Saint-Pouilleux-sur-Binouze
Quelques petites choses à savoir quand on rédige un article sur une localité :
- Le blason doit figurer tout en haut de l'article, de préférence en 400 pixels de large. Si un drapeau est trouvable, il convient de l'inclure également. Afficher un sceau est aussi une bonne idée. Le caractère officiel de ces armoiries n'a aucune importance. Il est judicieux de prévoir un paragraphe entier pour expliciter tout le bazar, avec l'emploi de termes d'héraldiques ad-hoc que personne ne comprend ; ce paragraphe doit être placé juste après l'introduction.
- L'introduction doit mentionner le nom de la localité dans l'intégralité des langues s'étant succédées sur son territoire depuis la chute de l'Empire romain. Il est possible d'y ajouter les dénominations dans des langues qui n'y ont pas vraiment été parlé, du moment qu'elles le furent pas trop loin. Ou même si ça fait cool de les mettre. De façon générale, aucune localité ne possède de nom en français (en tout cas, pas de vrai nom) : Wikipédia doit faire état de ce point de toponymie.
- Le nom des habitants est l'information la plus importante.
- Parmi les informations d'une importance moindre mais quand même fondamentale, on peut citer le nombre de fleurs pour les villes fleuries, le nombre d'arobases pour les villes internet ou les plus beaux villages de France.
- Tout le reste (histoire, administration, etc.) est relativement ennuyeux. On peut le caser après le sommaire, histoire de dégager la vue pour les infos fondamentales.
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