Wikipédia possède une liste des pays par point culminant. Malgré son titre, elle ne se limite pas aux simples pays mais inclut également différents territoires, en particulier les différentes possessions françaises d'outre-mer. L'intérêt d'une telle liste est bien sûr limité, mais tout ne peut pas posséder la gravité et l'importance d'un Vrai Sujet Encyclopédique de Fond, et l'anecdotique n'est pas à bannir de nos vies. Toutefois, il convient de le faire proprement.
En face de l'entrée Wallis-et-Futuna, le tableau indique : mont Singavi, 765 m. Par curiosité, je suis allé vérifier sur le Géoportail ; Wallis-et-Futuna étant une communauté d'outre-mer française, l'IGN en publie des cartes en ligne. Sur celles-ci, le site est formel : le point culminant de l'archipel se situe sur l'île de Futuna et il s'agit du mont Puke, par environ 520 m. Non seulement ce n'est pas le même nom, mais 30% d'écart pour l'altitude, ce n'est pas négligeable. J'aurais quand même tendance à faire confiance à l'IGN. D'où vient ce mont Singavi ?
La liste française est une traduction de son équivalent anglais, sur lequel le mon Singavi possède un article dédié. Une brève recherche permet de faire remonter l'origine de la liste anglaise au World Factbook de la CIA, une compilation de statistiques diverses sur les pays du monde fournie gracieusement par le renseignement américain. Intéressante, mais toujours à prendre avec des pincettes... La question, maintenant : d'où la CIA sort-elle ce mont Singavi ? Il existe bien sur Futuna le royaume de Sigave. Est-ce lié ? Mystère...
J'ignore quelle est la morale de cette histoire, si ce n'est qu'il faut se méfier même des sources les plus officielles. Je ne me fais pas trop de souci quant à l'altitude réelle du mont Puke car j'ai plutôt confiance en l'IGN. Toutefois, ça jette le doute sur le reste des entrées. Et tout ça pour quelque chose d'aussi simple et courant que les points culminants des pays...
Affichage des articles dont le libellé est Géographie. Afficher tous les articles
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lundi 25 octobre 2010
mardi 24 août 2010
Point zéro
Il existe un médaillon[1] incrusté devant Notre-Dame de Paris, sobrement intitulé « point zéro des routes de France ». Tout Vrai Français sait que c'est à partir de ce point qu'on mesure la distance routière en France. D'ailleurs, l'article nous le dit : il s'agit du « point de départ officiel des routes au départ de Paris ». C'est officiel, donc c'est forcément Vrai[2].
Problème : y'a aucune source. Un peu plus haut, on nous apprend que la borne aurait été installée le 10 octobre 1924. Ou le 22 janvier, on sait pas trop. Et qu'avant, tout le monde aurait discutaillé pendant 12 ans pour savoir s'il fallait matérialiser ce point...
Bref : ce que ce point représente exactement, on n'en a visiblement aucune idée. Pourquoi cet endroit ? Jusqu'où servait-il de référence ? D'ailleurs, on prenait quoi comme référence avant l'installation de la borne ? Et ça date de quand, ces mesures ? Et ça veut dire quoi, « point de départ officiel » ? Refnec, comme on dit chez nous...
vendredi 19 février 2010
Histoires nationales
Monprésident a déclaré un beau jour à Dakar que « l'homme africain n'est pas assez entré dans l'Histoire. » J'y repensais tout à l'heure dans le métro, en entendant un jeune cadre bien mis expliquer à sa collègue qu'en Afrique, mis à part la Colonisation, y'a jamais rien eu.
Plutôt que de tenter de réfuter cette affirmation absurde, ça m'a donné l'idée d'aller comparer un peu la taille des histoires nationales sur Wikipédia. La taille des articles, bien entendu. Quelques petits scripts plus tard, voici le résultat :

Plus c'est rouge, plus l'article dédié à l'histoire du pays est grand. Pour info, le plus grand concerne l'Afrique du Sud (178 111 octets) et le plus petit le Guyana. Sept pays, les Bahamas, le Kirghizistan, les Marshall, la Micronésie, Saint-Christophe-et-Niévès, les Salomon et Trinité-et-Tobago, n'ont aucun article. Il y a quelques anomalies : par exemple, si l'Égypte semble posséder un article historique aussi petit, c'est parce qu'il s'agit d'une liste de sous-articles (et j'avais la flemme d'aller tous les compter).
Maintenant, je n'ai aucune idée de comment interpréter tout ça. C'est un blog en kit : vous devrez vous faire vos propres analyses par vous-mêmes. :)
Plutôt que de tenter de réfuter cette affirmation absurde, ça m'a donné l'idée d'aller comparer un peu la taille des histoires nationales sur Wikipédia. La taille des articles, bien entendu. Quelques petits scripts plus tard, voici le résultat :

Plus c'est rouge, plus l'article dédié à l'histoire du pays est grand. Pour info, le plus grand concerne l'Afrique du Sud (178 111 octets) et le plus petit le Guyana. Sept pays, les Bahamas, le Kirghizistan, les Marshall, la Micronésie, Saint-Christophe-et-Niévès, les Salomon et Trinité-et-Tobago, n'ont aucun article. Il y a quelques anomalies : par exemple, si l'Égypte semble posséder un article historique aussi petit, c'est parce qu'il s'agit d'une liste de sous-articles (et j'avais la flemme d'aller tous les compter).
Maintenant, je n'ai aucune idée de comment interpréter tout ça. C'est un blog en kit : vous devrez vous faire vos propres analyses par vous-mêmes. :)
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Cartographie,
Contenu,
Géographie,
Histoire,
Quantité
jeudi 21 janvier 2010
Category:Landforms by color
Tableau croisé des couleurs et des paysages :
Il n'existe aucune catégorie du genre « Landforms by color », c'est dommage. :)
(J'aime bien la redirection de Rivière Blanche sur Fleuve noir, sinon.)
| Rouge | Vert | Bleu | Jaune | Blanc | Noir | |
| Cours d'eau | Oui | Oui | Oui | Oui | Oui | Oui |
| Massif | Non | Oui | Oui | Oui | Oui | Oui |
| Montagne | Oui | Oui | Oui | Non | Oui | Oui |
| Mer | Oui | Non | Non | Oui | Oui | Oui |
| Lac | Oui | Oui | Oui | Non | Oui | Oui |
| Île | Oui | Oui | Non | Oui | Oui | Oui |
Il n'existe aucune catégorie du genre « Landforms by color », c'est dommage. :)
(J'aime bien la redirection de Rivière Blanche sur Fleuve noir, sinon.)
mardi 3 novembre 2009
Argleton, Lancashire, United Kingdom
Argleton est une petite ville du Lancashire, un comté du nord-ouest de l'Angleterre. Elle est située à peu de distance de la côte, un peu au nord de Liverpool. Une petite bourgade comme on en trouve des tas dans le coin, en fait. Le problème, c'est qu'Argleton n'existe pas. Ou plutôt, elle n'est visible que sous la forme d'un toponyme sur Google Maps.
Le buzz commence à se répandre sur Internet depuis qu'un type du coin en a parlé sur son blog. Un résident du coin est d'ailleurs allé vérifier sur place : là où Google mentionne une localité, on ne trouve que des champs. L'affaire a été mentionnée dans le Sunday Telegraph et dans le Guardian.
L'une des explications les plus communes, c'est qu'il s'agit d'un piège à copieurs : les cartographes introduisent parfois des erreurs dans leurs cartes afin d'être en mesure de dire, sans ambiguïté, qu'on les leur a repompées. Souvent, ça prend la forme d'une petite rue inexistante. Le problème, en ces temps d'Internet généralisé, c'est que ce genre d'ajout a des effets indésirables. Actuellement, une recherche Google sur Argleton renvoit près de 20 000 résultats, parce que l'info s'est propagée. Mais avant cela, une telle recherche renvoyait plutôt une liste de résultats automatiquement générés : écoles à Argleton, maisons en vente à Argleton, jobs à Argleton, etc. Il y a sûrement une morale à l'histoire, mais je vous laisse trouver la vôtre.
Bon. Et le truc bien dans tout ça ? C'est :
Le buzz commence à se répandre sur Internet depuis qu'un type du coin en a parlé sur son blog. Un résident du coin est d'ailleurs allé vérifier sur place : là où Google mentionne une localité, on ne trouve que des champs. L'affaire a été mentionnée dans le Sunday Telegraph et dans le Guardian.
L'une des explications les plus communes, c'est qu'il s'agit d'un piège à copieurs : les cartographes introduisent parfois des erreurs dans leurs cartes afin d'être en mesure de dire, sans ambiguïté, qu'on les leur a repompées. Souvent, ça prend la forme d'une petite rue inexistante. Le problème, en ces temps d'Internet généralisé, c'est que ce genre d'ajout a des effets indésirables. Actuellement, une recherche Google sur Argleton renvoit près de 20 000 résultats, parce que l'info s'est propagée. Mais avant cela, une telle recherche renvoyait plutôt une liste de résultats automatiquement générés : écoles à Argleton, maisons en vente à Argleton, jobs à Argleton, etc. Il y a sûrement une morale à l'histoire, mais je vous laisse trouver la vôtre.
Bon. Et le truc bien dans tout ça ? C'est :
- qu'Open Street Maps ne reproduit pas l'erreur ;
- et que en: a déjà un article.
lundi 29 juin 2009
Musandam
Donner des noms aux lieux, c'est important, ça permet de savoir de quoi on parle. Et puis ça permet de faire des articles de Wikipédia dessus, ce qui est tout aussi important.
Ce que vous voyez sur la droite, c'est une photo satellite du bout de la péninsule arabique, la péninsule de Musandam. Politiquement, c'est une partie d'Oman séparée par les Émirats arabes unis. Géographiquement, c'est le bout de la péninsule arabique. Toponymiquement, c'est un peu la zone ; enfin, pour nous, les Occidentaux.
Pour commencer, il me semble que « Musandam » concerne toute la région (identifiée politiquement au gouvernorat de Musandam), pas seulement à la succession quasi-fractale de caps et de péninsules qu'on rencontre au bout du bout du terrain. Mais ce n'est pas très clair quand même. Rien que ça, on sent que c'est déjà mal engagé.
Comme vous pouvez aller le constater sur Google Maps, la zone ne brille pas en toponymes. Bien sûr, je me doute que la totalité de la région possède en réalité des tonnes de noms en arabe : c'est juste que je n'y ai pas accès. Je ne parle pas la langue. Je ne sais pas où chercher.
C'est assez frustrant, comme situation. Des lieux autrement plus reculés sont nommés dans le détail (vous pouvez jeter un oeil sur les îles Kerguelen, sur le Géoportail, par exemple) ; j'ai été capable de trouver plus de toponymes pour un endroit extraterrestre comme Titan que pour une région habitée par plusieurs milliers d'êtres humains comme le Musandam. Pourtant, vous avez vu toutes ces baies, ces golfes, ces îles ? Si c'est de l'appel du pied à la création d'articles, ça...
Au final, ce que je voulais dire à ma manière compliquée, c'est qu'en 2009, on a des tas de coins dont on ne connait rien, sur la planète, même pas les noms. Ceux-ci existent, mais dans un autre univers. Sur Wikipédia, on se retrouve donc à faire des articles sur le moindre village français, sur la moindre colline américaine, et à laisser en plan tout le reste. Y'a du boulot.
Ce que vous voyez sur la droite, c'est une photo satellite du bout de la péninsule arabique, la péninsule de Musandam. Politiquement, c'est une partie d'Oman séparée par les Émirats arabes unis. Géographiquement, c'est le bout de la péninsule arabique. Toponymiquement, c'est un peu la zone ; enfin, pour nous, les Occidentaux.Pour commencer, il me semble que « Musandam » concerne toute la région (identifiée politiquement au gouvernorat de Musandam), pas seulement à la succession quasi-fractale de caps et de péninsules qu'on rencontre au bout du bout du terrain. Mais ce n'est pas très clair quand même. Rien que ça, on sent que c'est déjà mal engagé.
Comme vous pouvez aller le constater sur Google Maps, la zone ne brille pas en toponymes. Bien sûr, je me doute que la totalité de la région possède en réalité des tonnes de noms en arabe : c'est juste que je n'y ai pas accès. Je ne parle pas la langue. Je ne sais pas où chercher.
C'est assez frustrant, comme situation. Des lieux autrement plus reculés sont nommés dans le détail (vous pouvez jeter un oeil sur les îles Kerguelen, sur le Géoportail, par exemple) ; j'ai été capable de trouver plus de toponymes pour un endroit extraterrestre comme Titan que pour une région habitée par plusieurs milliers d'êtres humains comme le Musandam. Pourtant, vous avez vu toutes ces baies, ces golfes, ces îles ? Si c'est de l'appel du pied à la création d'articles, ça...
Au final, ce que je voulais dire à ma manière compliquée, c'est qu'en 2009, on a des tas de coins dont on ne connait rien, sur la planète, même pas les noms. Ceux-ci existent, mais dans un autre univers. Sur Wikipédia, on se retrouve donc à faire des articles sur le moindre village français, sur la moindre colline américaine, et à laisser en plan tout le reste. Y'a du boulot.
mercredi 24 juin 2009
Rivières, fleuves et autres cours d'eau
En 2006, l'Union astronomique internationale, avisant la tripotée de nouveaux objets tout ronds qu'on commençait à découvrir par packs de 12 au fond du système solaire, se mit en tête de pondre une définition officielle du terme « planète ». Ce ne fut pas un coup très heureux : il a fallu créer une définition plutôt arbitraire et sans vraiment d'utilité scientifique, et en plus pas très claire. Et histoire de compliquer le tout, on a introduit le concept bâtard de planète naine.
Il faut dire qu'à la base, une planète, c'est une question d'appréciation. Un bidule historique sans grande rigueur, certes impropre à une classification rigoureuse mais ce n'était pas vraiment le problème : si on voulait une classification rigoureuse, on pouvait toujours prendre autre chose. S'il y a une morale à cette histoire, c'est qu'il faut toujours se méfier quand on essaye de faire rentrer à grands coups de marteau un terme populaire dans une définition rigoureuse.
En français, il existe plusieurs termes pour définir les cours d'eau : fleuve, rivière, ruisseau, ru, etc. En gros, le ruisseau est plus petit que la rivière et celle-ci que le fleuve, mais la logique s'arrête là. En général, le fleuve se jette dans l'océan. Sauf que pas toujours : ça dépend du moment, de l'endroit, de l'histoire, de la personne... Et puis une rivière peut aussi se jeter dans l'océan, hein, suffit qu'elle soit pas très grande. Ou alors on parle de fleuve côtier. Une formidable invention, ça : c'est une rivière qui se jette dans la mer. Un peu comme un fleuve, mais en plus petit. Une rivière, quoi. Enfin ça dépend.
Bref, un fleuve et une rivière, on sait ce que c'est quand on en voit, mais on serait bien en peine d'établir une distinction rigoureuse. D'ailleurs, les anglais parlent de river dans les deux cas ; les allemands de Fluss. Pour un fleuve, le TLFI parle de « [c]ours d'eau important, généralement caractérisé par une très grande longueur et largeur, un débit abondant, des affluents nombreux, et qui se jette le plus souvent dans la mer ». Bref, la Loire, c'est un fleuve et la Chézine, c'est une rivière. Et, euh, voilà.
Tout ça ne serait pas très important si, comme pour les planètes, on se mettait à vouloir classer les cours d'eau de façon rigoureuse. Sur Wikipédia, au hasard. Fort logiquement, on commence par se dire qu'on va faire la distinction entre fleuves et rivières.
À cet instant, on a le choix. Soit on essaye de déterminer quels cours d'eau sont généralement considérés comme des fleuves : c'est la bonne méthode, totalement improductive vu le nombre de cours d'eau mais bonne. Soit on opte pour la mauvaise méthode : la définition arbitraire. Par exemple que le terme désigne forcément un cours d'eau qui se jette dans l'océan...
Soyons honnête un peu : poser qu'un cours d'eau qui se jette dans l'océan est un fleuve, ce n'est pas scandaleux. Par contre, c'est faire l'impasse sur beaucoup de questions, comme par exemple :
Sur Wikipédia, la tendance générale a initialement été de distinguer les rivières et les fleuves suivant leur embouchure. À l'usage, ce classement s'est révélé improductif et on est revenu à parler principalement de cours d'eau. Pour vous donner une idée, il existe une liste des cours d'eau de France par longueur, une liste des rivières de France et une liste des fleuves de France : c'est un cauchemar à gérer.
Néanmoins, l'usage des termes étant courant en français, la question revient régulièrement sur le tapis. Elle a été évoqué sur le Bistro il y a deux jours, suite à la création d'une catégorie « Fleuve par pays », laquelle est évidemment partie à la suppression (c'est vrai que pour la Hongrie, ce n'était pas très rempli). Les arguments des uns et des autres sont tenables ; finalement, ce qui justifie le mieux de ne pas faire cette distinction, c'est à mon avis que ça complexifie inutilement Wikipédia. Pas vraiment un argument définitif... C'est pas près de s'arrêter, moijvouldis !
Il faut dire qu'à la base, une planète, c'est une question d'appréciation. Un bidule historique sans grande rigueur, certes impropre à une classification rigoureuse mais ce n'était pas vraiment le problème : si on voulait une classification rigoureuse, on pouvait toujours prendre autre chose. S'il y a une morale à cette histoire, c'est qu'il faut toujours se méfier quand on essaye de faire rentrer à grands coups de marteau un terme populaire dans une définition rigoureuse.
En français, il existe plusieurs termes pour définir les cours d'eau : fleuve, rivière, ruisseau, ru, etc. En gros, le ruisseau est plus petit que la rivière et celle-ci que le fleuve, mais la logique s'arrête là. En général, le fleuve se jette dans l'océan. Sauf que pas toujours : ça dépend du moment, de l'endroit, de l'histoire, de la personne... Et puis une rivière peut aussi se jeter dans l'océan, hein, suffit qu'elle soit pas très grande. Ou alors on parle de fleuve côtier. Une formidable invention, ça : c'est une rivière qui se jette dans la mer. Un peu comme un fleuve, mais en plus petit. Une rivière, quoi. Enfin ça dépend.
Bref, un fleuve et une rivière, on sait ce que c'est quand on en voit, mais on serait bien en peine d'établir une distinction rigoureuse. D'ailleurs, les anglais parlent de river dans les deux cas ; les allemands de Fluss. Pour un fleuve, le TLFI parle de « [c]ours d'eau important, généralement caractérisé par une très grande longueur et largeur, un débit abondant, des affluents nombreux, et qui se jette le plus souvent dans la mer ». Bref, la Loire, c'est un fleuve et la Chézine, c'est une rivière. Et, euh, voilà.
Tout ça ne serait pas très important si, comme pour les planètes, on se mettait à vouloir classer les cours d'eau de façon rigoureuse. Sur Wikipédia, au hasard. Fort logiquement, on commence par se dire qu'on va faire la distinction entre fleuves et rivières.
À cet instant, on a le choix. Soit on essaye de déterminer quels cours d'eau sont généralement considérés comme des fleuves : c'est la bonne méthode, totalement improductive vu le nombre de cours d'eau mais bonne. Soit on opte pour la mauvaise méthode : la définition arbitraire. Par exemple que le terme désigne forcément un cours d'eau qui se jette dans l'océan...
Soyons honnête un peu : poser qu'un cours d'eau qui se jette dans l'océan est un fleuve, ce n'est pas scandaleux. Par contre, c'est faire l'impasse sur beaucoup de questions, comme par exemple :
- La Garonne est-elle un fleuve, puisqu'elle s'appelle la Gironde après la confluence avec la Dordogne ?
- La Meuse et le Rhin sont-ils des rivières puisqu'ils se jettent dans un estuaire commun ?
- L'Amou-Daria mérite-t-il d'être appelé fleuve ?
- L'Okavango, c'est quoi ? Et le Chébéli ?
- Et sans parler des trucs un peu bizarres.
Sur Wikipédia, la tendance générale a initialement été de distinguer les rivières et les fleuves suivant leur embouchure. À l'usage, ce classement s'est révélé improductif et on est revenu à parler principalement de cours d'eau. Pour vous donner une idée, il existe une liste des cours d'eau de France par longueur, une liste des rivières de France et une liste des fleuves de France : c'est un cauchemar à gérer.
Néanmoins, l'usage des termes étant courant en français, la question revient régulièrement sur le tapis. Elle a été évoqué sur le Bistro il y a deux jours, suite à la création d'une catégorie « Fleuve par pays », laquelle est évidemment partie à la suppression (c'est vrai que pour la Hongrie, ce n'était pas très rempli). Les arguments des uns et des autres sont tenables ; finalement, ce qui justifie le mieux de ne pas faire cette distinction, c'est à mon avis que ça complexifie inutilement Wikipédia. Pas vraiment un argument définitif... C'est pas près de s'arrêter, moijvouldis !
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dimanche 26 avril 2009
Génération automatique
Il y a quelques temps, j'ai décidé de voir ce qu'on pouvait rajouter facilement sur les communes de Suisse. J'ai récupéré deux-trois infos et compilé un tableau Excel avec les données ; à partir de ça, j'ai fait en sorte de générer automatiquement un article à la demande. Vous pouvez voir un exemple de ce que ça donne sur Fétigny, petite commune du canton de Fribourg : avant et après.
Dans l'absolu, je n'ai pas vraiment changé grand chose à l'article : je n'ai effectué aucun travail réellement intellectuel, me contentant de reproduire des données brutes et les affichant dans la bonne case. Pourtant, l'article a l'air nettement plus classe comme ça. Et surtout beaucoup moins vide.
J'ai choisi les communes de Suisse pour trois raisons : tout d'abord, il en existe un nombre conséquent sans pour autant faramineux (environ 2 600, autant d'articles). Ensuite, la plupart de leur article n'ont qu'une ligne de texte à part l'infobox. Pour finir, l'Office fédéral de statistique fournit gracieusement une palanquée de données à leur sujet. Dans le cadre de mon essai, je me suis contenté de récupérer l'historique de population et des modifications territoriales, la superficie, les données d'altitude et les coordonnées. J'aurais pu aller plus loin (pyramides des âges, emplois, langues parlées et j'en passe), mais je n'avais pas envie de tomber dans le TI (ni dans le pillage complet, d'ailleurs). Et puis je voulais que ça reste basique.
Ce que j'en retire ? Eh bien, qu'il est possible d'augmenter le facteur de cool d'un ensemble d'articles à peu de frais, et que ce boulot est faisable sans problème par des robots. Ensuite, qu'on ne dira jamais assez tout le bien de la mise à disposition gratuite d'infos de ce genre par les organismes nationaux (avant qu'un Français ne râle, je signale que l'INSEE et l'IGN le font aussi).
Ce qui est intéressant avec les communes de Suisse, c'est que chacune vient avec sa petite carte de localisation, qui indique ses limites territoriales et tout. Je ne sais pas d'où viennent les données qui ont produit ces cartes. En règle générale, celles-ci ne sont pas gratuites ou libres d'accès (ce que je peux comprendre dans l'absolu, même si ça ne nous arrange pas sur WP). L'IGN, par exemple, propose ces infos pour les communes de France mais elles coûtent 900 € et ne sont de toute façon pas réutilisables sur Wikipédia. C'est un peu le problème, d'ailleurs : je ne crois pas qu'il existe dans le monde entier une possibilité de réaliser une carte communale de la France d'une façon compatible avec l'esprit de WP ; en tout cas, pas simplement. C'est un peu dommage.
S'il y avait une leçon à tirer de tout cela, c'est à mon avis qu'il y a un intérêt à libérer ce type de données : ça permet à tout un chacun de prendre les initiatives qu'il veut pour faire ce qu'il a envie. Maintenant, je ne connais pas toute l'histoire. Je doute par exemple que mon intention de faire des p'tites cartes gratos pèse lourd quand il s'agit de décider du mode de financement de l'IGN (je parle de l'IGN, puisque c'est une institution de mon pays et que c'est celle que j'ai le plus en tête ; ça pourrait s'appliquer partout) et je reste quand même assez réaliste pour me dire que les choses sont plus complexes que le message simpliste habituel sur le sujet (en résumé : tout doit être libre, maintenant, tout de suite ; c'est louable, mais probablement pas faisable, et peut-être même pas souhaitable). Néanmoins, tout reste possible. Et si l'on souhaite qu'un jour se mette en place une politique plus ouverte sur ces sujets, il faudra venir avec des arguments un peu plus convaincants. Si les articles de Wikipédia sont bien rédigés, si on peut montrer ce qu'il a été possible de faire à partir de telles sources, ça pourrait être un bon exemple. Ça ne suffira pas, bien entendu, mais ça ne peut pas nuire.
Il me reste un bon paquet de communes de Suisse à traiter. S'il y a des amateurs, l'Allemagne possède plus de 12 000 communes, l'Espagne et l'Italie plus de 8 000. La plupart n'ont aucun article. Au boulot.
PS : Pierrot parle également de ce message sur son blog ici. Je le lie parce que c'est comme ça que doit fonctionner Internet. En plus, il a des trucs pertinents à dire.
Dans l'absolu, je n'ai pas vraiment changé grand chose à l'article : je n'ai effectué aucun travail réellement intellectuel, me contentant de reproduire des données brutes et les affichant dans la bonne case. Pourtant, l'article a l'air nettement plus classe comme ça. Et surtout beaucoup moins vide.
J'ai choisi les communes de Suisse pour trois raisons : tout d'abord, il en existe un nombre conséquent sans pour autant faramineux (environ 2 600, autant d'articles). Ensuite, la plupart de leur article n'ont qu'une ligne de texte à part l'infobox. Pour finir, l'Office fédéral de statistique fournit gracieusement une palanquée de données à leur sujet. Dans le cadre de mon essai, je me suis contenté de récupérer l'historique de population et des modifications territoriales, la superficie, les données d'altitude et les coordonnées. J'aurais pu aller plus loin (pyramides des âges, emplois, langues parlées et j'en passe), mais je n'avais pas envie de tomber dans le TI (ni dans le pillage complet, d'ailleurs). Et puis je voulais que ça reste basique.
Ce que j'en retire ? Eh bien, qu'il est possible d'augmenter le facteur de cool d'un ensemble d'articles à peu de frais, et que ce boulot est faisable sans problème par des robots. Ensuite, qu'on ne dira jamais assez tout le bien de la mise à disposition gratuite d'infos de ce genre par les organismes nationaux (avant qu'un Français ne râle, je signale que l'INSEE et l'IGN le font aussi).
Ce qui est intéressant avec les communes de Suisse, c'est que chacune vient avec sa petite carte de localisation, qui indique ses limites territoriales et tout. Je ne sais pas d'où viennent les données qui ont produit ces cartes. En règle générale, celles-ci ne sont pas gratuites ou libres d'accès (ce que je peux comprendre dans l'absolu, même si ça ne nous arrange pas sur WP). L'IGN, par exemple, propose ces infos pour les communes de France mais elles coûtent 900 € et ne sont de toute façon pas réutilisables sur Wikipédia. C'est un peu le problème, d'ailleurs : je ne crois pas qu'il existe dans le monde entier une possibilité de réaliser une carte communale de la France d'une façon compatible avec l'esprit de WP ; en tout cas, pas simplement. C'est un peu dommage.
S'il y avait une leçon à tirer de tout cela, c'est à mon avis qu'il y a un intérêt à libérer ce type de données : ça permet à tout un chacun de prendre les initiatives qu'il veut pour faire ce qu'il a envie. Maintenant, je ne connais pas toute l'histoire. Je doute par exemple que mon intention de faire des p'tites cartes gratos pèse lourd quand il s'agit de décider du mode de financement de l'IGN (je parle de l'IGN, puisque c'est une institution de mon pays et que c'est celle que j'ai le plus en tête ; ça pourrait s'appliquer partout) et je reste quand même assez réaliste pour me dire que les choses sont plus complexes que le message simpliste habituel sur le sujet (en résumé : tout doit être libre, maintenant, tout de suite ; c'est louable, mais probablement pas faisable, et peut-être même pas souhaitable). Néanmoins, tout reste possible. Et si l'on souhaite qu'un jour se mette en place une politique plus ouverte sur ces sujets, il faudra venir avec des arguments un peu plus convaincants. Si les articles de Wikipédia sont bien rédigés, si on peut montrer ce qu'il a été possible de faire à partir de telles sources, ça pourrait être un bon exemple. Ça ne suffira pas, bien entendu, mais ça ne peut pas nuire.
Il me reste un bon paquet de communes de Suisse à traiter. S'il y a des amateurs, l'Allemagne possède plus de 12 000 communes, l'Espagne et l'Italie plus de 8 000. La plupart n'ont aucun article. Au boulot.
PS : Pierrot parle également de ce message sur son blog ici. Je le lie parce que c'est comme ça que doit fonctionner Internet. En plus, il a des trucs pertinents à dire.
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lundi 9 mars 2009
Génération automatique d'articles : un cas concret
Au chapitre des articles les plus fumeux que j'aurais créés sur Wikipédia, je pense que ma série sur les parallèles géographiques figure en bonne place.
À l'origine, on trouve des articles sur l'équateur, les tropiques et les cercles polaires. En dehors de ces cercles de latitude constante, j'ai créé le premier véritable article sur un parallèle il y a plus de 2 ans : 45° N. Ont suivi 38° N (à cause de la guerre de Corée) et 60° N (qui sert de frontière interne au Canada). Et puis je n'ai pas vraiment poursuivi parce que je n'avais pas grand chose à dire. De temps en temps, un petit parallèle se créait par ci par là, mais ça restait marginal.
Ces derniers temps, j'avait constaté que les anglophones avaient rempli leur catégorie « Lines of latitude ». Néanmoins, la perspective d'une éventuelle PàS me refroidissait pas mal : pas envie de débuter un travail conséquent si je devais aller le justifier en pure perte dès sa création. On ne dira jamais à quel point la perspective d'une PàS empêche de se lancer sur Wikipédia : dans mon cas, deux ans de retard (oui, je sais bien, garde-fou, articles non-encyclopédiques, tout ça ; je suis un contributeur ancien, au courant des règlements : imaginez l'effet que ça peut avoir sur un nouveau enthousiaste). Et puis j'ai réfléchi un peu et je me suis dit : « allez, je me lance ».
Écrire sur un parallèle géographique, c'est presque écrire sur du vide. À première vue, il n'y a pas grand chose à raconter. Ce qui signifie qu'il y a quelque chose : la longueur totale, par exemple. La distance au pôle. Les zones traversées. Oui, c'est aride, c'est brut, c'est totalement descriptif, mais c'est la base, en quelque sorte.
J'ai trouvé des sources convaincantes pour la longueur et les distances (je suis nul en géométrie elliptique). Comme il est facile d'obtenir l'altitude d'un point de la surface quand on connait ses coordonnées, il n'est pas bien compliqué de déterminer les endroits où un parallèle passe de la mer à la terre (et inversement). L'accès à ces informations étant assuré, j'ai mis au point un canevas général permettant de les afficher dans un article de Wikipédia, le but étant d'obtenir des articles pour 89°S N, 89° S et toutes les latitudes entières entre les deux : ce genre d'article ne se conçoit qu'en bloc.
Actuellement, un petit script me génère automatiquement le canevas d'une latitude quelconque. Il reste à ma charge de mettre des toponymes sur les arcs de parallèles. J'ai déjà terminé l'hémisphère sud. Au final, Wikipédia disposera d'un ensemble d'articles bénéficiant d'une mise en page commune et d'un contenu similaire : c'est ça qui est le plus important. Je ne sais pas encore quel en sera l'usage. Je pense qu'on me reprochera de créer des articles pour le simple plaisir de les créer. C'est bien possible, mais c'est un peu l'idée générale de Wikipédia, non ?
Il serait possible de rajouter des infos, bien sûr. Inclure une carte. Pourquoi pas une courbe de profil. Utiliser des services comme GeoNames pour trouver les lieux alentours. Bien entendu, ça ne donnera jamais des articles fondamentaux. Au mieux, ça sera l'équivalent géographique des articles sur les dates. Je ne pense pas que ce soit important.
Tout ça ne créera à terme que 179 articles : c'est bien peu, quand on y songe. Quand j'aurai fini, je passerai aux méridiens.
J'attends toujours la proposition de suppression, elle arrivera bien un jour ou l'autre. J'espère qu'elle me sera favorable.
À l'origine, on trouve des articles sur l'équateur, les tropiques et les cercles polaires. En dehors de ces cercles de latitude constante, j'ai créé le premier véritable article sur un parallèle il y a plus de 2 ans : 45° N. Ont suivi 38° N (à cause de la guerre de Corée) et 60° N (qui sert de frontière interne au Canada). Et puis je n'ai pas vraiment poursuivi parce que je n'avais pas grand chose à dire. De temps en temps, un petit parallèle se créait par ci par là, mais ça restait marginal.
Ces derniers temps, j'avait constaté que les anglophones avaient rempli leur catégorie « Lines of latitude ». Néanmoins, la perspective d'une éventuelle PàS me refroidissait pas mal : pas envie de débuter un travail conséquent si je devais aller le justifier en pure perte dès sa création. On ne dira jamais à quel point la perspective d'une PàS empêche de se lancer sur Wikipédia : dans mon cas, deux ans de retard (oui, je sais bien, garde-fou, articles non-encyclopédiques, tout ça ; je suis un contributeur ancien, au courant des règlements : imaginez l'effet que ça peut avoir sur un nouveau enthousiaste). Et puis j'ai réfléchi un peu et je me suis dit : « allez, je me lance ».
Écrire sur un parallèle géographique, c'est presque écrire sur du vide. À première vue, il n'y a pas grand chose à raconter. Ce qui signifie qu'il y a quelque chose : la longueur totale, par exemple. La distance au pôle. Les zones traversées. Oui, c'est aride, c'est brut, c'est totalement descriptif, mais c'est la base, en quelque sorte.
J'ai trouvé des sources convaincantes pour la longueur et les distances (je suis nul en géométrie elliptique). Comme il est facile d'obtenir l'altitude d'un point de la surface quand on connait ses coordonnées, il n'est pas bien compliqué de déterminer les endroits où un parallèle passe de la mer à la terre (et inversement). L'accès à ces informations étant assuré, j'ai mis au point un canevas général permettant de les afficher dans un article de Wikipédia, le but étant d'obtenir des articles pour 89°S N, 89° S et toutes les latitudes entières entre les deux : ce genre d'article ne se conçoit qu'en bloc.
Actuellement, un petit script me génère automatiquement le canevas d'une latitude quelconque. Il reste à ma charge de mettre des toponymes sur les arcs de parallèles. J'ai déjà terminé l'hémisphère sud. Au final, Wikipédia disposera d'un ensemble d'articles bénéficiant d'une mise en page commune et d'un contenu similaire : c'est ça qui est le plus important. Je ne sais pas encore quel en sera l'usage. Je pense qu'on me reprochera de créer des articles pour le simple plaisir de les créer. C'est bien possible, mais c'est un peu l'idée générale de Wikipédia, non ?
Il serait possible de rajouter des infos, bien sûr. Inclure une carte. Pourquoi pas une courbe de profil. Utiliser des services comme GeoNames pour trouver les lieux alentours. Bien entendu, ça ne donnera jamais des articles fondamentaux. Au mieux, ça sera l'équivalent géographique des articles sur les dates. Je ne pense pas que ce soit important.
Tout ça ne créera à terme que 179 articles : c'est bien peu, quand on y songe. Quand j'aurai fini, je passerai aux méridiens.
J'attends toujours la proposition de suppression, elle arrivera bien un jour ou l'autre. J'espère qu'elle me sera favorable.
jeudi 5 mars 2009
L'Angoisse du contributeur au moment de nommer son article
J'adore Strange Maps. Ce blog commente régulièrement des cartes étranges, imaginaires, anormales ou tout simplement originales. Parfois, il donne des idées d'articles (par exemple, ce post, qui m'a donné envie de traduire cet article).
La dernière livraison parle d'une zone particulière de la frontière entre la République d'Irlande et l'Irlande du Nord. À cet endroit, le territoire de la République d'Irlande forme comme une presqu'île à l'intérieur de l'Irlande du Nord, seulement rattachée au reste du pays par un petit cordon, au sud (et visiblement plus facilement accessible en traversant la frontière deux fois de suite plutôt qu'en cherchant à rester en territoire irlandais).
Ce genre de topologie est relativement courant à l'échelle mondiale : le tracé des frontières devant concilier des impératifs géographiques, historiques et politiques (voire totalement aléatoires, sans compter les fois où les arpenteurs se plantent), ça peut devenir compliqué. Dans le cas irlandais, j'imagine qu'à la partition de l'Irlande en 1921, le tracé s'est joué sur la religion des paroisses, qu'il y avait des villages catholiques un peu avancés vers le nord et qu'on a choisi de ne pas les enclaver totalement. Il arrive que ça prenne des proportions dingues, comme dans le village néerlando-belge de Baarle ou dans cette section de la frontière croato-slovène présentée en haut (apparemment, ils y sont allés parcelle par parcelle et ont tracé des lignes pour relier le tout).
En matière de frontières, Wikipédia a un petit problème : nommer les concepts. Les termes sont mal définis, quand seulement ils existent. Une enclave, ok, pas trop de problème. Sauf si certains se mettent à parler d'exclave (c'est comme une enclave, mais du point du pays enclavé). On trouve aussi les tripoints. Et les panhandles (là, on passe directement à l'anglais, sauf si on traduire par « queue-de-poêle »). Bref, tout un tas de termes dont l'origine est au mieux bancale et au pire douteuse, mais qui remplissent le vide. Bien entendu, baser un article de Wikipédia là-dessus est contestable, mais on ne peut pas trop faire autrement.
Par contre, pour le machin frontalier décrit au-dessus, je n'ai pas la moindre idée de comment l'appeler (vous pouvez regarder les commentaires du blog, vous verrez que les anglophones ne le savent pas vraiment non plus). C'est trop découpé pour être une bête queue-de-poêle, donc c'est quoi ? Et je fais comment pour créer un nouvel article inutile si je sais pas comment ça s'appelle, moi ?
lundi 1 décembre 2008
Les petites éditions font les grands articles (en gros)
Je suis par intermitence le blog EVS-Islands (c'est à dire que j'ai son flux RSS en suivi, au cas où quelque chose s'y présenterait) depuis que l'auteur, un cartographe amateur si j'ai bien compris, a cartographié l'un des lacs de méthane de Titan, la Ligeia Mare. Ce qui est sympathique, c'est qu'il a placé certaines cartes sur Flickr avec les droits qui vont bien et qu'elles se sont retrouvées sur Commons (c'est la cas du lac en question). Et il n'y a rien de mieux qu'une carte pour donner un meilleur aspect à un article géographique de Wikipédia.
L'auteur du blog est parfaitement conscient de l'existence de Wikipédia. En fait, vu son dernier post, il y contribue. Il y relate avoir édité l'article sur Aratika, un atoll de Polynésie française, en y rajoutant une carte et en modifiant un peu la structure du texte afin de fluidifier l'accès à l'information. Certes, ce n'est pas beaucoup, mais l'article a clairement une meilleure tronche maintenant qu'avant. Ça tient à peu de choses.
J'aime bien cette attitude : l'édition de Wikipédia par la marge, en ajoutant des petits points par ci par là, sans drame, sans prétention. C'est tout aussi fondamental que le reste.
Libellés :
Cartographie,
Édition,
Géographie,
Liens externes
mardi 7 octobre 2008
L'idée un peu bêbête du jour
Truc pour avoir plein d'articles :
- Prendre une carte de l'IGN, la série bleue. À défaut, aller sur le Géoportail.
- Faire un article sur tous les lieux, villages, rivières, lacs, monts, forêt, etc. nommés sur la carte
(Ah ben oui, j'avais bien dit que c'était un peu bêbête.)
mardi 30 septembre 2008
Un autre univers
(Attention, ce post n'a pas grand chose à voir avec Wikipédia.)
Villes ou agglomérations de plus d'un million d'habitants situées sur le cours du Yangzi Jiang :
Panzhihua, Luzhou, Chongqing, Yichang, Jingzhou, Yueyang, Wuhan, Ezhou, Huangshi, Huanggang, Chaohu, Chizhou, Anqing, Wuhu, Hefei, Chuzhou, Ma'anshan, Taizhou, Yangzhou, Zhenjiang, Nankin, Nantong, Shanghai. Plusieurs dépassent les cinq millions d'habitants.
Vous en connaissiez combien, vous ?
Villes ou agglomérations de plus d'un million d'habitants situées sur le cours du Yangzi Jiang :
Panzhihua, Luzhou, Chongqing, Yichang, Jingzhou, Yueyang, Wuhan, Ezhou, Huangshi, Huanggang, Chaohu, Chizhou, Anqing, Wuhu, Hefei, Chuzhou, Ma'anshan, Taizhou, Yangzhou, Zhenjiang, Nankin, Nantong, Shanghai. Plusieurs dépassent les cinq millions d'habitants.
Vous en connaissiez combien, vous ?
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