mardi 1 mars 2011

Wikiconcours de mars

Aujourd'hui, c'est l'ouverture du nouveau Wikiconcours. 41 équipes s'affrontent. Le but : désébaucher le maximum d'articles sur un sujet donné, pendant 15 jours.

Dommage qu'aucune équipe n'a choisi comme sujet les communes de France.

lundi 14 février 2011

Projets

Février est bien entamé. Les bonnes résolutions s'effacent. Faisons le point : quels sont mes projets de contribution pour 2011 ?

J'espère continuer mes ébauches sur l'art public. Les œuvres parisiennes commencent à être recensées correctement (même s'il en manque un tas) et je ne désespère pas d'étendre ça au delà du périphérique (oui, je suis prêt à vous créer un article pour toutes les statues en plein air en France ; créez des critères pour m'en empêcher ou taisez-vous à jamais).

Mon problème : l'absence d'info, reflet du peu d'intérêt de tout le monde pour cette question. L'art public, installé sur l'espace public grâce à des fonds publics après des débats publics, ne semble concerner personne ; s'y intéresser me paraît presque étrange. Un exemple : je suis allé voir ce week-end un nouvelle œuvre intitulée « la Ceinture de feu », installée sur la façade du nouveau bâtiment de l'Institut de physique du globe de Paris. Reproduisant le parcours de la ceinture de feu du Pacifique, c'est à la fois pertinent, plutôt bien foutu et pédagogique. Je suis au courant de son existence par un blog : la mairie de Paris n'en parle pas, la mairie du 5e n'en parle pas, l'IPGP n'en parle pas, la presse locale n'en parle pas. C'est probablement honteux.

Deuxième tâche de fond : continuer à créer ou améliorer de l'article de géographie. sur ce point, l'Afrique reste en grande partie un continent vierge et inexploré. Regardez l'état du Nil Blanc, une petite rivière il est vrai sans grand intérêt, ou des zones de gouvernement local, des subdivisions du Nigeria qui ne concernent il est vrai que 200 000 habitants en moyenne. Y'a du boulot.

Une autre idée : reprendre tous les articles que j'ai créés sur les frontières. Peut-être vérifier ceux qui ont été améliorés depuis leur ébauchage. En tirer des conclusions.

Dernier point, et pas le moindre : finir la transcription du Bailly sur Wikisource. Ce dictionnaire de grec ancien devrait me prendre toute l'année. Il faudrait également dispatcher son contenu sur le Wiktionnaire.

Bref, je ne devrais pas m'ennuyer. Comme j'ai tendance à contribuer de moins en moins, je dois avoir du boulot jusqu'en 2014.

vendredi 21 janvier 2011

Ébauche


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lundi 17 janvier 2011

Élémentaire

C'est une info que j'ai vue hier, comme quoi la famille Ben Ali, conforme à ses prétentions de n'agir que pour le bien du peuple, s'est tirée avec1,5 tonnes d'or, histoire de bien appliquer la tactique de la terre brûlée. Comme le dit l'article du Monde : « "1,5 tonne d'or, cela fait 45 millions d'euros", traduit une source. » (le Monde possède une conception particulière du devoir de citer ses sources). Curieusement, j'ai été pris de l'envie de vérifier cette info. Pas que je ne crois pas le Monde sur parole, bien sûr, hein.

Je me suis tourné vers Wolfram Alpha. La simple requête « 1.5 t of gold » m'a confirmé que l'ordre de grandeur du prix semblait correct (ça me donne 49,3 millions de $). Il semble qu'une telle masse d'or pur donne un cube de 43 cm de côté, donc c'est facilement camouflable. Puis, histoire de, j'ai regardé si par hasard je ne pouvais pas trouver le prix des éléments ; c'est possible. Le prix du manganèse me semble toutefois bizarre : 2,40$ la tonne, c'est louche.

Sur Wikipédia, on peut trouver le prix des éléments et de leurs composés (en anglais). C'est très mal foutu, mais c'est une idée. Le problème, c'est que c'est le genre de liste pas bien définie et qui compare un peu n'importe quoi avec des chiffres sans lien entre eux. Y'a pourtant du potentiel : par exemple, je ne crois pas qu'il existe un site au monde qui explique clairement à la fois le prix de vente des éléments chimiques, leur production et leurs applications industrielles. Encore du boulot pas défriché pour l'encyclopédie en ligne ?

mardi 11 janvier 2011

Le tableur, cet ami inconnu

- Poulpi-kun, Poulpi-kun ! Je me demandais : as-tu des moyens pour se simplifier la vie quand on a plein d'articles à créer ?
- Je comprends, chère Churuya. Moi aussi je me pose des tonnes de questions. Par exemple, pourquoi Hardfloor a-t-il sorti autant de version d'Acperience ? Que va devenir Hirasawa maintenant que Kon est mort ? Comment trouver du boulgour pas bio à Paris ? Comment faire un aller-retour vers Guernesey à moins de 100 € ? La vie est pleine de questions.
- Nyoriro~n !

Sur Wikipédia, quand on désire éditer tout plein d'articles, autant passer par du Python ou du Perl, mais ceci dépasse le cadre de ce blog (en plus, vous devenez un bot et c'est mal). Pour les cas plus simples, il existe un outil adapté : le tableur. La chose répond bien à la demande et est en plus très visuelle. Personnellement, j'utilise Excel, mais si vos convictions religieuses vous l'imposent, vous pouvez parfaitement choisir du Libre™, c'est tout pareil.

Tenez, il y a plusieurs jours, je me suis retrouvé à pondre des verbes en grec sur le Wiktionnaire. Si vous regardez ψεύδω, vous constaterez que la structure d'un tel article n'est pas bien compliquée et se transpose à 95% d'un verbe à l'autre. Au début, on se dit qu'il suffit de faire un copier/coller et puis on constate qu'on oublie toujours de modifier un truc. J'ai donc dégainé mon Excel ; quelques minutes plus tard, j'avais un petit fichier qui me permettait, en remplissant la cellule en haut à gauche avec le verbe en grec, d'obtenir le texte à copier dans la case d'édition du Wiktionnaire. À charge ensuite de placer la définition à la main, mais le squelette était déjà là.

Voici l'idée : si la cellule A1 contient « ψεύδω » et que je cherche à avoir le texte « {{polytonique|'''ψεύδω'''|pseúdô}} », il suffit que je génère dans A2 le texte « pseúdô » (translittération du verbe) et ensuite, la commande « ="{{polytonique|'''"&A1&"'''|"&A2&"}}" » me donnera le texte à copier, tout bien comme il faut. Pour avoir la translittération, il faut que je décompose chacune des lettres de ψεύδω, ce que je fais dans les cellules B1, C1, D1, etc. avec la commande « STXT ». Ensuite, en-dessous de chacun, dans les cellules B2, C2, D2, etc., j'utilise la commande « RECHERCHEV » pour retrouver le caractère translittéré dans une table de correspondance. Pour avoir cette table, je copie les tables « grec et copte » et « grec étendu » dans un éditeur de texte, je place un caractère par ligne et j'enlève les trucs inutiles (vive les regexp), je copie tout ça sur Excel, je trie par ordre alphabétique, je rajoute la transcription à côté et c'est bon. Après, j'utilise la même méthode pour avoir la clé de tri et un encodage d'url pour un dico en ligne. Au final, je n'ai plus qu'à copier le verbe dans la cellule A1 et j'obtiens un squelette d'article tout bien rempli sans erreur en dessous.

Facile.

Bon, ok, j'avoue, j'ai un peu de pratique. Mais c'est un coup à prendre.

Alors, évidemment, il est possible de s'y prendre autrement. Mais ce que j'aime bien, avec Excel, c'est que c'est visuel, qu'on n'a pas besoin de coder grand chose et qu'on peut modifier le contenu à la volée. C'est bon à savoir, non ?

mardi 4 janvier 2011

Ça ne s'invente pas...


Sans commentaire


(Cliquez sur l'image pour l'agrandir et ici pour agir.)

vendredi 17 décembre 2010

λύω, λύσω, ἔλυσα, λέλυκα, λέλυμαι, ἐλύθην

J'aime énormément le Wiktionnaire. J'ai tendance à penser qu'il s'agit du projet wikipédien avec le plus de potentiel. Enfin, quand on maîtrise la syntaxe, bien sûr. Grâce à lui, j'ai écrit sur de l'indo-européen, du sumérien et j'en passe.

Une idée géniale du projet, c'est qu'il est possible de créer des articles individuels pour chacun des formes d'un mot (pluriels, féminins, conjugaisons, etc.). Il n'y a pas longtemps, je me suis dit que si j'avais eu ça pendant que j'apprenais le grec ancien, j'aurais apprécié. (oui, j'ai étudié le grec ancien dans ma prime jeunesse. J'ai même pris l'option au bac — avec l'option informatique, une combinaison inédite dans mon académie cette année là — et l'examinateur était tellement content de voir des matheux apprendre la langue qu'il nous a laissé choisir notre texte, et bref. Enfin, j'ai bien aimé, moi.)

C'est que les conjugaisons en grec ancien, ça peut être retors. Déjà, y'a des modes bizarres comme l'optatif, des temps étranges comme l'aoriste, des voix inhabituelles comme la voix moyenne, deux personnes au duel, etc. En gros, il faut considérer le radical du verbe, placer derrière un signe pour le temps, placer devant un dédoublement si c'est au passé, placer encore devant un augment si c'est un temps secondaire et flanquer une désinence pour la personne tout au bout. Et faut tenir compte des éventuelles modifications phonétiques, de radicaux qui peuvent changer en cours de route, et toutes ces sortes de choses.

Tenez, prenez par exemple le verbe λύω, « délier » (l'exemple de base puisque son radical λύ est totalement régulier et ne forme pas de modifications phonétiques zarbies). Son plus-que-parfait de l'indicatif médio-passif à la 1re personne du pluriel devient ἐλελύμεθα. Facile. Si ça vous amuse, vous pouvez jeter un coup d'œil sur le chouette tableau de conjugaison du verbe. Et dites-vous bien que c'est un verbe simple.

Maintenant, je ne sais pas si vous l'avez remarqué, mais un simple verbe contient facilement 300 formes différentes. Donc 300 articles potentiels sur le Wiktionnaire. Si avec ça on n'explose pas les anglais, c'est à se flinguer. :)

Bon, spas tout ça, mais va falloir déjà que je les ponde, les conjugaisons. Déjà, je suis sûr que l'aoriste indicatif passif de βάλλω (« lancer ») n'est pas ἐβάλην comme indiqué ici, mais ἐβλήθην. Y'a du boulot.